les animaux n’ont pas l’âme guerrière
ils se dévorent
jusqu’à la moelle ils se broient
ils vivent leur vie
qu’ils croquent à pleines dents
sans choisir
la gente humaine, elle, assassine
elle se délecte de ses pitances
en croque-mort
hors le cas où
une constellation de notes, de formes, et de couleurs
de gestuelles, de voix, de mots
la suspend dans ses choix
sans comprendre pourquoi
le carnage s’interrompt
elle s’en désintéresse
personne ne songe
à voler l’âme en paix
la soumettre, la tuer
le temps de la beauté